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Le code n'était pas le problème de ZON

Je cofonde une application de sport. Le plus dur n'a été ni de la coder ni de la sécuriser, mais de choisir quoi construire et de le faire savoir.

Rédigé le

Je vais à la salle. Il y a quelques années, les applications de sport me laissaient sur ma faim. Une application pour les séances, une autre pour la nutrition, une autre pour courir. Aucune ne donnait envie de revenir le lendemain : peu de jeu, pas de communauté, rien qui relie les gens qui s'entraînent ensemble.

L'idée

ZON part de là. Une seule application où une communauté, une salle ou un groupe d'amis, se retrouve. Une « super app » aidée par l'IA, qui donne envie chaque jour de l'ouvrir et de faire sa séance. Aujourd'hui, elle suit les séances de force, la course et l'Hyrox, calcule un score de forme du jour et propose un coach qui ajuste les séances suivantes en expliquant pourquoi. Consulter le site de ZON.

Nous l'avons fondée à deux en janvier 2026. Je suis cofondateur.

La première version voulait tout faire

Avant la société, il y a eu une première version, en 2025. J'y ai écrit 185 des 540 commits : un classement en temps réel, des points d'expérience, des profils et des abonnements, des messages privés, et même un chiffrement des messages.

Chaque fonction était intéressante à coder. Aucune n'avait été proposée à de vrais utilisateurs avant d'être construite. Nous empilions des fonctions parce que nous savions les écrire, pas parce que quelqu'un les attendait. La version suivante est repartie d'un nouveau dépôt.

Une fonction à la fois

Ce que j'ai appris de plus utile ne relève pas du code. C'est la méthode lean : mettre une fonction entre les mains des utilisateurs, regarder si elle sert, et seulement ensuite passer à la suivante.

C'est plus difficile qu'il n'y paraît. La tentation est d'ajouter cinq cents fonctions. Mais une fonction dont personne ne se sert coûte du temps à écrire, à tester et à maintenir, et elle cache celles qui comptent. Si personne ne s'en sert, c'est perdu.

Ce que je fais aujourd'hui

Dans le nouveau dépôt, mon cofondateur avait déjà mis en place ses agents de code. Je n'ai pas voulu faire doublon. Je m'occupe surtout de la communication, des fonctions de course et d'Hyrox, et des tests unitaires. Mon rôle est moins de construire que de trouver les fonctions qui valent la peine, puis de vérifier qu'elles tiennent.

C'est le même réflexe que dans mon métier d'administrateur : une fonction que personne n'a vue fonctionner n'existe pas encore.

Le vrai problème, en 2026

L'application est utilisée par des membres de notre école. Le plus dur, aujourd'hui, est de se démarquer.

N'importe qui avec un assistant de code peut produire une application de sport en quelques semaines. Le code est devenu la partie facile. Ce qui fait la différence, c'est la manière d'en parler, et à qui. Une fonction de messages chiffrés ne fait venir personne.

C'est aussi pour cette raison que l'espace destiné aux coachs attend. Nous voulons d'abord que l'application des sportifs grandisse : le nombre de ses utilisateurs sera notre meilleur argument pour convaincre les coachs.

Ce que je n'ai pas encore résolu

Je ne publie pas ici de nombre d'utilisateurs. Je ne sais pas encore si notre communication suffira à nous démarquer dans un marché où une application de sport se code en quelques semaines. Et l'espace coachs reste une hypothèse tant que l'application des sportifs n'a pas fait ses preuves.

Les chiffres de cet article viennent de l'historique de la première version. Le reste est mon expérience de cofondateur, pas une mesure.

Périmètre de la mesure

185 commits. Commits que j'ai écrits sur la première version de l'application, de février à décembre 2025.

540 commits. Commits de la première version, toutes contributions confondues, sur la même période.